
Découverte de la dure réalité du transport routier français pour notre confrère du soir. Dans son édition du 21 avril, Le Monde fait état des dépôts de bilan, de la concurrence étrangère, des causes générales de la mauvaise santé structurelle de la profession.
On apprend surtout entre les lignes que la profession, qui demandait la mise en place d’une clause de sauvegarde pour se protéger de la nouvelle ouverture du cabotage programmée le 1er mai prochain, a compris qu’elle n’obtiendrait pas gain de cause. Elle devra se contenter d’un observatoire monté par le ministère, destiné à étudier les conséquences de cette nouvelle phase de l’intégration dans l’UE de quelques pays de l’ex bloc de l’Est. Super, non?
Finalement, le papier du Monde pourrait être déprimant tant il montre l’incapacité du lobby routier à se faire entendre par le gouvernement actuel malgré des difficultés dont personne ne peut nier la réalité. Heureusement qu’il y a les commentaires : un certain Jean-Paul D. (toute ressemblance avec un délégué général actuel serait purement fortuite et involontaire!) ironise sur la limitation à 90 km/h comme moyen utilisé pour limiter la consommation de carburant, puisque les moteurs sont bridés. Quant à LL, il ne fait pas dans la demi-mesure : si crise il y a, c’est un peu une crise de croissance pour un secteur qui est en cours de réforme et qui doit continuer à revoir ses pratiques, notamment commercialement.
C’est son point de vue que l’on a envie de retenir car il prouve qu’il y a encore des choses à faire. Ouf, un souffle d’énergie dans un monde de déprime…