
"Que faisiez-vous au temps chaud?" s’interroge un lecteur de ce blog, au vu d’une absence aussi injustifiée que longuette.
"Nuit et jour, à tout venant, je vivais, ne vous déplaise" ai-je choisi de répondre pour ne pas raconter les quelques hauts et les nombreux bas (pas que résillés) qui remplissent une existence.Nous voici repartis comme en quarante, la fleur au fusil, et on commencera par se délecter des chikayas habituels entre FNTR et TLF. Dallas, à côté de ces deux-là, c’était de la gnognotte. D’autant que depuis quelques jours, la "grande" politique s’en mêle…
Je résume : mi-juillet, la publication maison de la FNTR informe ses lecteurs, par le biais d’un édito bien senti, du peu d’estime qu’elle porte à l’action du secrétaire d’Etat aux transports. On notera au passage que ce positionnement arrive au moment où il est de notoriété publique que Dominique Bussereau quittera bientôt ses fonctions à l’hôtel de Roquelaure.
Quoique partant, l’homme d’Etat n’en est pas moins outré. Dix jours plus tard, le voici répondant par écrit à Jean-Christophe Pic, président de la FNTR. Selon lui, le gouvernement n’a pas limité ses efforts pour soutenir le transport routier au cours des dernières années. Et il se lâche : "Je n’en attends pas de remerciements, mais au moins que vous cessiez ces critiques infondées qui n’apportent aucun progrès et nuisent finalement plus à votre image qu’à celle de l’action du gouvernement."
Le cabinet de Dominique Bussereau envoie copie de cette missive aux participants aux Etats généraux, ce qui a pour effet de la faire filer immédiatement dans la nature, c’est-à-dire chez tous les adhérents TLF pour commencer, puis dans des rédactions parisiennes. On a connu la com’ de la rue Desnouettes plus inspirée…
C’en est trop pour la FNTR qui répond le 23 août par écrit à son ancien meilleur ami, n’oubliant pas elle non plus de donner toute la publicité qui s’impose selon elle à cette édifiante affaire estivale. Son président Jean-Christophe Pic accuse tout d’abord TLF d’avoir assuré la sous-traitance de la communication ministérielle. Pour parler de son manque d’implication dans les Etats généraux, la FNTR rappelle ensuite qu’elle "n’a pas vocation à faire la claque" et qu’elle n’a pas attendu cette "manoeuvre dilatoire de communication et de diversion" destinée à "favoriser jusqu’à son prochain terme une tranquilité d’exercice" pour s’occuper des dossiers de fond du secteur.
FNTR : 1, Bussereau : 0. TLF : Peut mieux faire. OTRE : y’a quelqu’un?
Et maintenant? A une autre époque, tout ce petit monde se serait retrouvé sur le pré et l’affaire se serait conclue autour de quelques mouchoirs en dentelle qui auraient étouffé les pleurs d’une poignée de veuves. Pour notre petite affaire, le contexte est plutôt de l’ordre du western spaghetti, la musique d’Ennio Moricone en moins. Je vous laisse répartir les rôles : qui pour Blondin (le Bon), Sentenza (la Brute) et Tuco (le Truand)?
Pour ma part, j’ai ma petite idée. Mais je la garde pour moi car "quand on tire, on raconte pas sa vie" (citation du film). D’autant que le 1er septembre à 18H, le président des camions rouges passé de TLF à la FNTR il y a peu (suivez mon regard) est reçu par Dominique Bussereau. D’ici à ce que la fin de partie ait des relents de Règlements de comptes à OK Corral …
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