* Le nouveau ministre délégué aux transports et à l’économie maritime, l’élu de Boulogne-sur-Mer Frédéric Cuvillier, pourrait être particulièrement sensibilisé au dossier de la pêche aux acheminements de marchandises depuis ou vers les ports français. On peut compter sur la FNTR, en voisine aimant rendre service, pour l’intéresser rapidement aux dossiers du TRM. Quand bien même -vous diront tous les Ch’tis- le Pas-de-Calais n’a rien à voir avec le Nord, "on sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher" ("Les bronzés font du ski", réplique culte de Jean-Claude Duce).




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photo Oberazzi, licence Creative Commons.

 

Voici donc la France dotée d’un nouveau président. Bien. Voilà qui ne nous dit pas -encore- qui sera en charge des transports dans le futur gouvernement, sachant qu’il devrait être constitué de 15 grands ministères et de quelques ministres délégués. Le transport redeviendra-t-il le parent pauvre de l’édifice gouvernemental, relégué au rang d’obscur secrétariat d’Etat en mal de reconnaissance politique? Ou au contraire l’alliance avec EELV mettra-t-elle le transport sous les feux de la rampe durable (version LED, bien sûr), transport et environnement étant amenés à mêler leurs destins avec autant de "bonheur" que sous Jean-Louis Borloo??

 

Au cas z’où l’environnement engloberait le transport, on pourrait voir :

Cécile Duflot?Est-ce besoin de présenter la tête de file d’EELV (jusqu’à aujourd’hui 7 mai, car elle a annoncé qu’elle laissait la place à qui voulait bien la prendre) qui se positionne pour une entrée aux affaires?L’option la plus logique possible, mais en politique, la logique, c’est pas forcément la ligne directrice qui s’impose.

Philippe Martin? Il est député -fabiusien- président du conseil général du Gers, spécialiste des OGM. C’est bien pour les dossiers agricoles, ça ferait peut être joli pour traiter du 44T et de l’agro-alimentaire, mais c’est déjà fait.

Bernard Poignant? Maire de Quimper, agrégé d’histoire et proche de François Hollande, il donne l’impression de s’intéresser davantage à la pêche qu’au transport mais qui sait, d’un bateau à l’autre…

 

Dans l’hypothèse où il serait amené à vivre sa vie avec un connaisseur des dossiers :

Gilles Savary? Vice-président du conseil général de la Gironde, ex député européen assurant la vice-présidence de la commission Transports, il est l’un des rares à avoir un avis sur la "marchandise". Oui, mais il a été porte-parole de Ségolène…

Roland Ries? Le maire de Strasbourg s’intéresse de très près au transport urbain (il préside le GART) et a fait partie de la campagne en tant que spécialiste de la question Transport. Alors?

 

S’il y a stratégie d’ouverture, anticipons un peu :

Jean-Luc Benhamias? Vert modemo-compatible.L’outsider dans toute sa splendeur. On imagine l’ensemble du personnel de l’hôtel de Roquelaure obligé de s’habiller chez Armor Lux, pour soutenir l’industrie française.

Thierry Mariani? Non, je plaisante, car il a déjà eu l’occasion récemment de dire à l’équipe de campagne du candidat socialiste qu’il n’avait pas vocation à jouer à l’ouverture. C’est dommage, l’ambiance aurait été assurée.

Le tour d’horizon est bref, si vous avez d’autres noms en stock, je prends.

 

 




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catégorie(s) : Très (trop) près

 
L’inspiration revient au fur et à mesure que les mauvaises ondes s’éloignent. Merci à ceux qui auront eu le courage d’attendre une reprise des mises en ligne sur ce blog.
PS : cliquez sur la flèche à gauche pour démarrer le film d’animation.



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Une route dans le désert (Photo Triceratops56, licence creative Commons).

 

L’officialisation de la semaine, c’est la nouvelle, confirmée par TLF aux partenaires sociaux cette semaine, du départ pour le groupe D&O de Philippe Choutet et de Laure Dubois, deux permanents historiques de la fédération sur lesquels cette dernière ne pourra plus s’appuyer en matière sociale.

Le secret avait été éventé il y a deux mois, suivi de l’information selon laquelle les deux démissionnaires auraient du mal à quitter un employeur qui s’acharnait à les retenir sous le prétexte de trouver des successeurs alors que la réalité était tout autre.

Le fait est qu’en démissionnant, pour l’une après 27 ans de bons et loyaux services, pour l’autre à 2 ans de la retraite, Philippe Choutet et Laure Dubois obligent une fédération en mal de repositionnement structurel à affronter une nouvelle qui fait désordre. C’est que Laure Dubois, "petite" main des affaires sociales et fin connaisseur de la messagerie française, comme Philippe Choutet, ex patron de l’UFT et super  négociateur de la convention collective, sont en quelque sorte des cadors dans leur catégorie. Ils sont pro, connus pour cela, appréciés des adhérents et respectés par les partenaires sociaux. Perdre de tels atouts alors que quelques mois auparavant on cherchait des noises à Stéphane Levesque, un collaborateur lui aussi reconnu pour ses compétences en matière de transport routier, parti pour le coup donner "une nouvelle dimension à sa carrière" à l’Union routière de France, voilà qui est un sale message envoyé à l’extérieur comme en interne.

En quelques mois de changement de présidence, ce sont trois piliers qui quittent le terrain de TLF plus ou moins volontairement, alors que tout le monde les savait loyaux, attachés à leur fédération et aux entreprises qui les mandataient. Il fallait les voir se démener comme des fous pour porter à bouts de bras des Etats généraux du transport routier auxquels plus personne ne croyait ! De l’énergie bien mal récompensée, qui devrait faire réfléchir pas mal de monde sur ce que doit être l’implication dans la vie professionnelle.

Il semble que la stratégie adoptée par la fédération quittée est de s’approprier la nouvelle orientation professionnelle des deux démissionnaires sous prétexte qu’une fin de carrière chez D&O, ils la méritaient bien. La vérité, personne n’est dupe, est ailleurs. Comme elle était dans le fait d’annoncer il y a quelques mois le changement d’orientation politique de TLF obligée, par les récents succès de la FNTR et son retrait des dossiers routiers, à se réinventer un avenir. Ou à vivre un retour à l’ex FFOCT, avec ce que cela implique d’humilité.




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Alors que les fédérations de transporteurs routiers français se félicitent toutes (même celles qui n’ont rien fait) d’avoir obtenu le vote d’un amendement supprimant l’obligation de munir les véhicules d’un sixième essieu pour rouler à 44T dans quelques années, les questions de fond demeurent. La profession bénéficie-t-elle réellement de sa capacité actuelle à charger à 44T ? Les vrais gagnants n’ont-ils pas été désignés dès le départ par le chef de l’Etat ?




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A l’enterrement de ce qui fut le premier messager indépendant de l’Hexagone, il n’y avait vendredi 30 septembre ni fleurs, ni couronnes, ni membres du CCE ou du comité de direction. En quelques secondes, les liasses d’extraits de décision étaient remises contre un chèque à ceux qui les demandaient, les rares personnes présentes au tribunal de commerce de Bobigny se dispersant ensuite sans mot dire.

Les rêves seraient-ils voués à finir en queue de poisson? On se frotte les yeux devant tant d’indifférence médiatique. Le 20 heures n’a que faire de la fin du messager français, comme s’il n’y avait que le bleu de chauffe pour payer de son poste la fin d’une aventure économique. Face à la faillite de Mory en tant qu’entité économique, le silence (hormis du côté de Libération) a régné en maître.

Il faut penser à ces huit cents personnes qui, depuis lundi, rendent les clés et préparent leurs dossiers pour Pôle Emploi. Il faut penser à ces tractionnaires fragilisés par la faillite de leur donneur d’ordres. Quelquefois, ce sont eux qui se sont battus jusqu’à la dernière minute pour payer ce client, assurer cette livraison, respecter cet engagement. Ils ne sont pas les premiers ni les derniers dans le TRM français à vivre une restructuration mais ceux-là sont le symbole de la fin d’une époque. Celle où les patrons routiers français pouvaient se permettre d’être flamboyants, flambeurs, ambitieux, même s’ils n’étaient pas nés un volant à la main. Celle où ils pouvaient aussi prendre de mauvaises décisions sans que forcément ça se termine mal pour ceux qu’ils entraînaient dans la course à la croissance.

Du côté des journalistes du secteur -ces plumitifs observateurs parfois oiseaux de mauvais augure contre leur gré-, c’en est fini des conférences de presse événement à Pantin, des déjeuners en tête-à-tête avec Alain Bréau à la Cité de la musique au gré de ses sympathies, des prises de position fortes made in TLF, des coups de colère et de cet  affectif prenant le pas sur tout, avec l’injustice qui va avec. C’en est fini, aussi, d’une radicalité de liberté dans le discours, de ce sens aiguisé du raccourci qui qualifie les bons clients de l’interview, si rares dans ce secteur d’activité.

Restent un porte-clés collector et l’envie de dire à ceux qui y ont cru qu’ils ne sont pas seuls. Oui, l’aventure méritait d’être vécue.   




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Picsou, photo Groume, Creative Commons

 

La CGMTR, ça dit quelque chose à quelqu’un? A Aline Mesplès certainement, qui le 30 juin en est devenue PDG "à titre gratuit", précise-t-elle, à l’issue d’une AG d’actionnaires où elle n’était pas vraiment attendue.

Aline Mesplès, "grognard" de l’OTRE, a l’habitude de ne pas avoir que des amis et sur ce plan-là, sa carrière dans le monde impitoyable de la représentation professionnelle n’est pas prêt de changer.

On la retrouve aujourd’hui présidente d’un "Machin" oublié depuis des lustres, dont les initiales signifient "Caisse de garanties mutuelles du transport routier".  La vice-présidente OTRE succède ainsi à René Petit, ex-président FNTR licencié en 2006 de son poste de directeur de la CGMTR, moyennant une transaction pas piquée des vers.

Cela ne dit toujours pas ce qu’est aujourd’hui la CGMTR. A vrai dire, Aline Mesplès elle-même n’en sait concrètement rien. L’auditeur des comptes et l’avocat dont elle s’est entourée dès l’élection n’ont pas l’air plus au courant de l’activité de cette entreprise qui pratiquait jusqu’alors parfaitement le slogan "Pour vivre heureux, vivons cachés". La seule composante de l’encombrant cadeau que l’ex élue Modem à Orthez s’est fait à elle-même, c’est qu’il est constitué d’un compte en banque bien garni (2 millions € en titres de placement ou de participation), et d’un immeuble situé dans le VIIIème arrondissement parisien. On a connu plus pauvre.

Rien ne prédisposait la CGMTR à devenir cette sorte de paradis fiscal du transport routier, oubliée de tous sauf de certains chercheurs d’or. Créée en 1957, cette coopérative était censée servir de caisse de garantie mutuelle pour le transport routier. Ce qu’elle a fait en permettant à certaines PME d’être leur garante quand il s’agissait d’acheter des licences, des véhicules ou des bâtiments. En 2004, l’activité "évolue" pour se tourner vers le conseil en gestion et management. Rien de répréhensible, a priori, sauf que les milliers d’actionnaires sont convoqués pendant toutes ces années en assemblées générales par une publication d’annonces légales d’Ile-de-France, et pas par courrier. Autant dire qu’ils n’y ont pas assisté fréquemment et qu’ils n’ont donc pas participé à sa gestion.

Aux termes d’une conférence de presse inédite hier soir, à laquelle, en plus de trois journalistes participait un huissier de justice mandaté pour noter les dires des uns et des autres, la nouvelle présidente s’est bien gardé de vouloir faire le procès à charge de l’ancienne équipe dirigeante. Ce qu’elle souhaite, c’est "alerter les actionnaires de la situation de la société pour qu’ils se manifestent auprès de la direction de la CGMTR pour envisager ensemble les suites à donner à cette société". Transporteurs, fouillez vos tiroirs, en plus des emprunts russes, vous avez peut être des traces d’actions CGMTR…

Cette société, qu’elle soit fantôme ou pas, a en tous les cas un patrimoine doré sur tranche ; en son nom Aline Mesplès vient de déposer quatre plaintes auprès du parquet de Nanterre : pour exercice illégal de la profession d’expert comptable, pour abus de biens sociaux, pour abus de pouvoirs et de voix, et pour abus de confiance.

En attendant de voir dans quelles dispositions le procureur considèrera les faits, Aline Mesplès tente de reconstituer le passé de ce vieux bébé devenu millionnaire sans que la famille soit au courant. Et assure qu’elle ne veut pas en faire une affaire de "fédés". Pas sûre qu’elle soit comprise.

 




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Musée Powstania Warszawskiego, Varsovie, photo benymarc.com (Creative Comons)

 

Ce qu’il ne faut pas faire pour continuer à exister sur la scène politique… On en avait vu, des vestes retournées, et des plus lustrées. L’heure a maintenant sonné de l’ex-communiste, potentiel candidat à la présidentielle de 2012, vantant les mérites d’un actuel prétendant au titre suprême, à savoir François Hollande, un homme qui a "la stature" présidentielle.

Cet ancien pilier du PC tressant des lauriers à l’ex premier secrétaire du PS, c’est Jean-Claude Gayssot dans les colonnes du Monde du 15 septembre. Notre Jean-Claude à nous, qui s’extasiait en son temps devant l’or de l’hôtel de Roquelaure dont il devenait le locataire en tant que ministre des Transports ("Trasports", dans la bouche de l’intéressé), reste aujourd’hui bouche bée devant l’un des leaders des primaires du PS. C’est la volonté de lutter contre les inégalités et la pauvreté affichée, selon lui, par le candidat à la candidature qui motive l’ancien membre du PC. Tout autant que le fait que François Hollande soit, selon lui, un candidat qui a l’étoffe qui va bien, qu’il est "de gauche" et qu’il peut ,"lui, l’emporter sur Nicolas Sarkozy au deuxième tour". Et qu’en remerciements, il saura se souvenir de son soutien en le renommant au gouvernement? Comme vous y allez…

Après Georges Frêche en son temps, c’est donc maintenant François Hollande qui est adoubé par celui qui a lâché le marteau et la faucille pour la rose rouge. Tout ça juste avant la fête de l’Huma. Tss, c’est pas joli, tout ça.




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Coucher de soleil sur Linyi, Photo David Brown, Creative Commons

 

Linyi, ça ne vous dit rien? C’est une ville chinoise située entre Pékin et Shanghai, au sud-est de la province de Shandong, près de l’embouchure du fleuve Yihe. Comme beaucoup de cités de par là-bas, tout y explose à qui mieux mieux : l’industrie, l’agriculture, l’extraction des ressources naturelles, les exportations. Sans oublier la population, qui se chiffre aujourd’hui à 10 millions d’habitants pour l’entièreté de la région administrative. C’est d’un commun… Ce qui l’est moins, c’est que Linyi vient de se voir attribuer le titre de "capitale du transport de marchandises" par l’Association du transport de Chine, sorte de FNTR locale.

 

Linyi sur une carte

 

La ville accueille plus de 3 000 entreprises spécialisées dans le transport de marchandises qui utilisent l’aéroport, l’autoroute Pékin-Shanghai qui passe non loin de là, le train express qui va dans les terres et le chemin de fer côtier. Et le port? Ben y’en a pas. Tout du moins pas de ces géants que sont ceux de Qingdao -l’un des 10 premiers du monde-, Rizhao, Lanshan ou Lianyugang. Dans le meilleur des cas, ils sont à 100 km. 

Comme quoi on peut être une capitale du transport sans être directement sur la mer et sans utiliser le transport fluvial. Ne dites pas à NKM que du coup, c’est surtout le transport routier qui va fonctionner à fond, la réalité du marché est définitivement peu développement durable.

 




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Photo rencontres-ovales.fr/concours/

 

L’effondrement ressenti à la vision d’un XV de France patinant, pour son premier match de la Coupe du Monde 2011, devant une équipe japonaise remontée comme un coucou suisse, est pour moi l’occasion de signaler une initiative des Rencontres ovales.

Cette association propose "un rendez-vous des arts et du rugby pour les gourmands et les gourmets, les esthètes et les généreux". Tout un programme, auquel on ne peut qu’adhérer quand on aime l’Ovalie, le canard… et l’image.

Le site organise donc un concours pour départager des propositions de graffs. Le résultat sera peint sur une remorque de l’entreprise Dématrans. Quant à l’avenir de l’équipe tricolore en Nouvelle-Zélande, on va essayer dans l’immédiat de penser à autre chose.

 




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